Pascal Desrousseaux : Ecrivain?

Retour au sommaire des récits minuteRetour

Car l’air assèche quand il chauffe, je le constate depuis peu. D’où mon achat. En regardant les emballages, j’ai appris que le bon humidificateur doit permettre l’évaporation au cours d’une journée de deux à trois litres d’eau si l’on veut humidifier une pièce de 30 mètres carrés. J’ai imaginé que pour une pièce un peu plus petite, il me faudrait réduire en proportion. J’ai pensé que cette information pourrait s’avérer intéressante.
Le temps passant, je la crois tout à fait inutile. Inapte à faire prendre à l’homme que je suis, tel que je suis encore aujourd’hui, la bonne décision. Qui du polystral ou de la pierre poreuse dont j’ai oublié le nom permet l’évaporation la plus efficace ? Je ne le sais toujours pas. J’espère pour autant ne pas m’être trompé dans mon choix. Car je m’honore, non de savoir faire des choix, mais de faire des choix. C’est une qualité que je me reconnais et que j’apprécie. Je suis un homme qui fait des choix, non un de ces personnages que l’on croise parfois dans les romans aux éditions de Minuit. Je ne résisterai pas à partir sur une pente légèrement digressive en pensant que j’ai, en plus, dans mon sac, un roman des éditions de Minuit que je me ferai un plaisir de poursuivre, car je l’ai commencé, dès rentré à la maison. Un roman que je n’ai pas acheté au Monoprix mais que j’avais ce matin avec moi, je précise.
" Je le savais, merci ".  Pardon, excusez-moi. 
Je poursuis donc : polystral ou pierre poreuse ? Ce fut polystral, non pour le prix, je n’étais ni ne suis à deux francs près, mais pour la légèreté du matériau. Et la robustesse. Le polystral supporte une température de 75 degrés celsius. Et puis, je le sais maintenant, les établissements Benta commercialisent avec leur polystral des filtres qui évitent la diffusion, avec l’humidité salutaire, des champignons et mycoses. Je ne connaissais pas l’existence de tels filtres et j’avoue que j’ai été heureux de l’apprendre. ça n’est pas un très grand bonheur mais enfin, c’est toujours ça de pris. Bref, je le confesse, j’attends beaucoup du polystral.
D’autant que je me sens tout à coup bien à sec.

RetourRetour au sommaire des récits minute