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Histoire
du petit homme au whisky sans petites pépées |
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Hep,
Monsieur, une cigarette ! chante une femme en bas résille. Certains
soirs, si
ça ne va pas, le petit homme sort au « Blue lagon ». Là, il y a de
la musique
et du whisky. Et des petites pépées mais le petit homme sait que la
boisson
est difficilement compatible avec les petites pépées alors il reste
concentré
sur son whisky. Au « Blue Lagon », après quelques verres, on nage
vite en
pleine allégresse. Voilà pourquoi le petit homme ne se rend pas trop
souvent
au « Blue Lagon » . Pas envie de se noyer dans le bonheur, le petit
homme
boit si cela vaut le coup, s’il a plu alors qu’il a oublié son
parapluie, s’il
a recommencé trois fois la même chose en tournant sept fois la
langue dans sa
bouche, si la télévision a perdu ses couleurs, si l’ampoule du
salon est grillée,
si ça n’est pas bientôt les vacances, bref quand cela va droit au
pire. Le
petit homme redresse vite fait la barre par absorption massive
d’alcool.
Le petit homme, accoudé au bar, commande un whisky. Sans glace. Il
boit sans tristesse.
Le petit homme n’est pas encore ivre car ce n’est pas son dernier
verre. Il
peut encore regarder les choses en face. S’il boit trop, beaucoup
trop, la
femme du petit homme se fâchera, il passera un mauvais quart d’heure,
arrivera
fatigué, la bouche pâteuse, le lendemain au travail, se fera
engueuler par
son chef et il devra passer la soirée au Blue Lagon, à boire pour se
remettre.
Cette perspective rend le petit homme tout triste. Il ne veut pas
vouer ses
soirées à l’ivrognerie. Pour oublier le danger, il reprend un
verre. C’est
le dernier, le petit homme aspire à la sobriété. Après, il rentre
à la maison.
pour en savoir plus...
 
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